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Prévention: risques et protection

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jeudi 3 novembre 2016

La PrEP (prophylaxie pré exposition au risque VIH) achetée en ligne : pas de contrefaçons et un bon taux de concentration sanguine

Les personnes qui achètent en ligne la prophylaxie pré-exposition (PrEP) à base de ténofovir/emtricitabine peuvent avoir confiance qu’ils achètent un vrai médicament, grâce aux recherches menées à Londres. L’accès à la PrEP sous l’égide du NHS est très limité, ce qui reste toujours le cas dans presque tous les pays européens. Cependant, à Londres, une clinique de santé sexuelle a offert un contrôle gratuit aux personnes qui achètent le traitement de prévention du VIH sur Internet. Ceci comprend la vérification du médicament pour s’assurer qu’il s’agisse bien d’un vrai et des analyses de sang pour s’assurer que le taux de concentration sanguine du médicament soit suffisant pour protéger contre l’infection au VIH. La clinique offre aussi aux patients des bilans de santé sexuelle. Les chercheurs ont surveillé plus de 200 personnes. Ils ont constaté que le taux de concentration du médicament était adéquat chez toutes les personnes qui prenaient une version générique de ténofovir/emtricitabine et il n’y a pas eu d’infection au VIH.

source: : HIV Drug Therapy Glasgow 2016

mardi 18 octobre 2016

campagne cantonale de vaccination gratuite contre les papillomavirus (HPV)

Depuis l'automne 2008, le canton de Neuchâtel dispose d'un programme cantonal de vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) responsables du cancer du col de l'utérus. Ce programme est destiné aux jeunes filles/jeunes femmes de 11 à 26 ans. Depuis le 1er juillet 2016, les jeunes garçons/jeunes hommes de 11 - 14 ans peuvent aussi bénéficier de cette vaccination.

Les jeunes femmes et les jeunes hommes âgés de 15 – 26 ans révolus (veille du 27ème anniversaire), qui constituent le groupe de rattrapage, sont éligibles dans le programme cantonal de vaccination contre les HPV jusqu'au 31 décembre 2017.

La vaccination dans le cadre du programme est gratuite, sans franchise ni quote-part, pour autant que les conditions du programme de vaccination soient respectées.

Les jeunes femmes et les jeunes hommes de 15 - 26 ans peuvent se faire vacciner au Planning familial de La Chaux-de-Fonds jusqu'au 31 décembre 2017. Vous pouvez également consulter le site officiel de l'état de Neuchâtel afin de trouver un médecin habilité pour procéder aux vaccinations

Même si vous êtes déjà porteur d'un type de papillomavirus, la vaccination reste utile dans la mesure où elle vous protégera contre les autres. Il n'y a pas de contre-indications à la vaccination dans ce cas de figure.

Pour les personnes de 27 ans et plus, il est toujours utile de se vacciner contre le HPV. Ceci dit, les vaccinations seront à votre charge car l'assurance-maladie ne les prend pas en charge.

mardi 21 décembre 2010

Y a-t-il un vaccin contre le VIH ?

En dépit des grandes déclarations faisant régulièrement la une des médias, il n'y a aucune percée en vue dans la recherche d'un vaccin contre le virus VIH.

Il est vrai que des vaccins ont été et font toujours l'objet de recherches. Mais ces études en sont encore à leurs prémices et l'on part aujourd'hui du principe qu'avec les substances testées actuellement, l'on peut s'attendre au mieux à une protection partielle contre l'infection à VIH (une efficacité de 40% à 60% serait déjà un succès significatif). A supposer qu'il y ait une percée dans l'essai de ces vaccins (ce qui n'est pas du tout sûr), il faudrait dans tous les cas attendre encore six à huit ans au moins jusqu'à ce qu'un vaccin efficace soit enregistré et disponible à l'étranger et en Suisse. En effet, hormis la phase de développement et d'essai, tout nouveau médicament doit encore subir de nombreux tests afin de garantir également son profil de tolérance et sa sécurité d'emploi et de renforcer son efficacité. Pour l'heure, la disponibilité d'un vaccin, ne serait-ce que partiellement efficace, relève toujours de l'incertitude la plus totale. L'Aide Suisse contre le Sida suit ces recherches avec attention et communiquera immédiatement tout renseignement sur des progrès notables.

Le safer sex reste donc jusqu'à nouvel ordre le seul moyen sà»r pour se protéger d'une infection à VIH.

J'ai peur d'avoir été contaminé. Qu'est-ce que je dois faire?

Ne vous enfermez pas dans la peur, demandez conseil! Un entretien auprès d'une antenne régionale vous permettra de préciser si la situation présentait un risque réel de transmission. Profitez de l'occasion pour vous informer sur l'opportunité d'un dépistage. Si vous décidez spontanément de faire un test du sida ou si votre médecin vous le conseille, informez-vous préalablement sur les divers aspects ou possibilités d'un tel test. Dans ce cas également, vous pouvez bénéficier de conseils compétents auprès d'une antenne régionale.

Puis-je réduire le risque d'infection à VIH immédiatement après une exposition au risque?

On appelle "fenêtre immunologique ou sérologique" les premières semaines suivant une éventuelle infection. Pendant ce laps de temps, la présence du virus dans l'organisme ne peut être ni détectée ni exclue via un procédé médical. Cette fenêtre varie d'un individu à l'autre. Chez certaines personnes, l'infection peut être mise en évidence après deux semaines déjà , tandis que chez d'autres, il faudra plus de temps. Seul un résultat négatif après trois mois garantit qu'aucune infection n'a eu lieu.

Après une situation indubitablement à haut risque, il n'existe plus qu'une possibilité : dans les 72 heures suivant la situation à risque, annoncez-vous dans un des centres de traitement VIH des hôpitaux universitaires suivants:

Centres de traitement VIH

Basel: 061 265 50 05 / Bern: 031 632 27 45 / Zürich: 044 255 33 22 / St. Gallen: 071 494 10 28 / Lugano: 091 805 60 21 / Lausanne: 021 314 10 22 / Genève: 022 372 96 17

On y évaluera le risque d'après votre description de la situation et on vous proposera éventuellement une prophylaxie post-exposition VIH (PPE-VIH). Il s'agit d'un traitement médicamenteux préventif de plusieurs semaines, avec des substances très puissantes, qui réduit vraisemblablement de manière considérable un éventuel risque de transmission, sans pouvoir l'exclure pour autant. Sa réussite est d'autant plus probable que le traitement aura débuté le plus tôt possible après l'exposition au risque.

Le recours à une PPE-VIH peut se justifier dans les situations suivantes :

1. La personne impliquée est infectée par le VIH et c'est un fait établi; elle n'est pas traitée ou elle suit un traitement antirétroviral dont l'efficacité n'est pas totale et

  • vous avez eu avec elle un rapport vaginal ou anal non protégé;
  • vous avez eu avec elle un rapport oral non protégé avec éjaculation du partenaire séropositif dans votre bouche;
  • vous avez utilisé le matériel d'injection appartenant à une personne séropositive.

(L'éventualité d'un recours à une PPE-VIH sera également envisagée dans de telles situations lorsque l'on ne sait pas si la personne impliquée est séropositive, si elle vient d'une région ou appartient à un groupe dans lequel le VIH est très répandu).

2. L'exposition au risque a eu lieu dans le cadre d'un viol.

Dans tous les autres cas, autrement dit lorsqu'il n'est pas établi que la personne est séropositive et qu'elle n'appartient pas à un groupe ou ne vient pas d'une région dans laquelle le VIH est très répandu, la PPE-VIH est déconseillée.

Quelles autres situations ne présentent aucun danger?

Le VIH ne peut se transmettre dans les toilettes publiques, les saunas ou les piscines, pas plus qu'au travers des poignées de porte, du combiné téléphonique ou l'utilisation commune de serviettes, de couverts, etc.

Le VIH n'est pas transmis par piqûre d'insecte, morsure de chien ou par les animaux domestiques.

Le virus VIH n'est transmis ni par le médecin, ni par le dentiste, ni à l'hôpital.

Aucun risque non plus chez le coiffeur, le pédicure ou le manucure.

Les percements et les tatouages ne présentent pas de danger non plus, tant que les personnes les pratiquant respectent les normes d'hygiène applicables.

Pas de risque en cas de toux et d'éternuements.

Aucun danger non plus lorsque serrez la main à une personne séropositive, que vous la serrez dans vos bras, la caressez ou la cajolez.

Le VIH ne peut se transmettre par les baisers, même avec la langue.

La masturbation réciproque (petting) ne présente aucun risque; les gerçures au bout des doigts et les lésions de ce genre, aussi petites ou déjà cicatrisées, ne présentent aucun danger.

Le VIH ne peut se transmettre par l'urine ou les selles. Par contre la transmission d'autres agents pathogènes, tels que le virus de l'hépatite A, est relativement élevée dans ce cas.

Les baisers avec ou sans la langue présentent-ils un danger?

Le VIH n'est pas transmis par les baisers, même avec la langue. Les caresses, le contact corporel et la masturbation réciproque (petting) ne présentent aucun risque.

Le VIH ne peut non plus se transmettre dans les toilettes publiques ou par l'utilisation commune d'ustensiles de cuisine (tasses, couvert, etc.).

Le risque d'infection existe-t-il en cas de pénétration non protégée, même en l'absence d'éjaculation?

Oui, lors de relations non protégées avec pénétration, le risque de contamination est réel même en l'absence d'éjaculation. En effet, le liquide pré-séminal (la rosée du désir) à lui seul peut être contaminant lors d'une pénétration vaginale ou anale. D'autre part, il est important de savoir qu'il y a déjà des spermatozoïdes dans le liquide pré-séminal.

Les femmes sont-elles plus exposées au risque d'infection que les hommes?

D'un point de vue statistique, les femmes ont, à l'échelle mondiale, un risque plus élevé que les hommes de s'infecter par le VIH lors de relations sexuelles vaginales non protégées. Dans une situation concrète, le sexe biologique "femme" n'est toutefois pas un facteur de risque déterminant. Les circonstances qui s'accompagnent d'un risque d'infection nettement plus élevé - et ce pour les deux sexes - sont :

  • la présence d'autres maladies sexuellement transmissibles (qui peuvent aussi être asymptomatiques et, par conséquent, ne pas être décelées
  • la charge virale, autrement dit l'infection VIH du/de la partenaire non traitée et déjà à un stade avancé ou la primo-infection
  • les relations anales
  • le nombre de contacts sexuels
  • les maladies des organes sexuels portant atteinte à la muqueuse
  • pour les femmes : le port d'un stérilet.

N'oubliez donc jamais d'insister sur l'emploi de préservatifs. Il est bon d'en avoir toujours quelques uns sur soi. Le Femidom aussi protège contre l'infection à VIH.

Quelles sont les autres règles du safer sex?

Il existe qu'une règle supplémentaire, en plus des deux concernant les rapports sexuels par voie orale (voir plus haut): En cas de pénétration vaginale ou anale non protégée il existe un risque de transmission pour les deux partenaires. C'est pourquoi il faut toujours utiliser un préservatif (ou un Femidom).

N'utilisez que des crèmes lubrifiantes hydrosolubles ou à base de silicone; les crèmes grasses attaquent le latex. Choisir la taille convenable pour le préservatif. Pour trouver les préservatifs de la bonne taille, allez voir sur www.mysize.ch

Exception à l'obligation de préservatif: Vous pouvez renoncer aux règles du safer sex dans le couple ou avec un partenaire permanent, lorsque aucun des deux n'était infecté au début de la relation et que vous êtes toujours fidèles ou que tous deux respectez les règles du safer sex lors de rapports en dehors du couple ou partenariat.

Le coït interrompu (retrait précoce) ne garantit pas une sécurité suffisante.

(En plus, nous conseillons aux personnes ayant une vie sexuelle active et changeant parfois ou souvent de partenaires de se faire vacciner contre l'hépatite B.)

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